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Carnet de bord

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lundi 26 octobre

Levé à 5h00 du matin, nous prenons la route aux premières lueurs du jour. Aujourd’hui nous roulerons toute la journée à jusqu’à Puerto Natales, Chili.

Nous découvrons sous des lumières magnifiques la pampa argentine et ses plaines qui s’étendent à perte de vue. Nous passons la frontière à la hauteur de San Sebastian. Un no-man’s-land de plusieurs kilomètres sépare les deux états. La route est en mauvaise état ; un camion s’est renversé sur le bas coté. Le ciel gris et la neige qui tombe abondamment renforce l’atmosphère d’abandon qui règne sur cette bande de terre. Nous passons la frontière chilienne rapidement, le vent se lève et le ciel se dégage instantanément.Puis, plus loin, la route tombe littéralement dans le détroit de Magellan. Un ferry à ouvert sa gueule de fer sur la route du bout du monde. Camions et voitures embarquent pour la traversée. Nous regagnons la file et, en quelques minutes, nous voila à bord. Encore dix minutes et le ferry largue les amarres. Le ciel et  bleu et la mer moutonne légèrement. Une demi-heure plus tard nous débarquons au Chili. Traversée rapide et donc inattendue ! Nous reprenons notre route à la recherche d’un restaurant mais la région semble déserte. A notre droite, l’atlantique. A gauche, toujours ses immenses plaines légèrement vallonnées aux couleurs d’or brun. Nous croisons des troupeaux de guanacos et quelques autruches. Au loin, sur la grève deux épaves majestueuses dont il ne reste que l’armature métallique. Nous descendons de voiture et découvrons, légèrement en contre bas et batifolant dans cet océan glacé, un groupe de militaire en plein entrainement sous marin. Spectacle cocasse. De l’autre coté de la route, au milieu de vielles bâtisses abandonnées nous découvrons un petit restaurant. La carte est simple mais un bon sandwich nous fera le plus grand bien avant de reprendre notre voyage. Le vent se léve et quelques heures plus tard, c’est une véritable tempête qui balaye la cote. Sur notre droite nous découvrons une petite baie. Le ciel est bleu, la mer est verte et le vent souffle si fort qu’il recouvre la surface de l’eau d’un nuage d’embrun. Nous faisons un arrêt, Pierre prend sa caméra, nous nous dirigeons sur la plage. Le vent souffle à plus de 130 km/h et nous progressons avec beaucoup de difficulté. Par moment, les rafales sont si violentes qu’elles emportent les coquillages que la marée à déposé sur la grève. Après une heure de déambulations maladroites sur cette cote balayée par les vents nous reprenons la route.

Nous arriverons vers 21h00 à Puerto Natales, le  temps de trouver un hotel et nous finissons la soirée dans un très bon restaurant.

Thomas Baratier

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