Questions diverses postées depuis le site
Ces questions ont été postées directement sur le site. Certaines faisaient doublons, nous avons donc fait une sélection. Voici les réponses de l’équipe :
Est-ce qu’il y avait des animaux féroces ou dangereux là-bas ?
De ce côté du canal de Beagle à part les Orques (mais qui sont, parait-il, réputés pour ne pas attaquer les hommes) il n’y a pas d’animaux dangereux. A terre et dans les airs, il y a principalement des oiseaux. C’est actuellement le printemps et ces derniers ont commencé leur migration vers la Terre de Feu pour s’y reproduire.
Quels animaux avez vous déjà vu?
Nous avons vu beaucoup d’animaux qui, pour la plupart, ne sont pas présent en Europe.
Concernant les mammifères terrestres, nous avons vus :
- des castors, qui coupent tous les arbres pour construire leurs abris.
- des chevaux sauvages
- des guanaco, proche parent des lamas
Concernant les oiseaux, nous avons pu repérer les suivants (mais il en existe beaucoup d’autres que nous n’avons pas su identifier ou simplement pas vu) :
Les oiseaux des mers :
- Des albatros royal (vérifier le nom, ils sont blanc avec le bout des ailes noires). Ce sont les plus grands, ils peuvent mesurer jusqu’à 3,50 m d’envergures
- Une autre espèce d’albatros, plus petit (seulement 2m d’envergure!) et de couleur marron/noir. Leur nom matin est Phoebetria fusca, mais nous n’avons pas leur nom français. Ils sont très beau et suivent les bateaux. Je vous conseille vivement de lire (mais surtout d’apprendre par couer!) le très beau poème de Charles Baudelaire, l’Albatros. Nous sommes déjà 3 à avoir commencé à l’apprendre ici !
- Il y avait aussi toute sorte de Pétrels. Ce sont des oiseau très élégants, qui volent très vite.
- Et bien sur des goélands reconnaissables à la tache orange qu’ils ont sur le bec. Pour les plus grands, je vous recommande la lecture des premières page du livre « Sous le signe du lien » de Boris Cyrulnik qui fait une très belle description des mœurs de ces beaux oiseaux.
- Enfin, nous avons pu observer des Cormorans qui ressemblent beaucoup à ceux que nous pouvons observer en France, à la différence que leur ventre est blanc que leurs yeux sont entourés de rouge.
Les oiseaux de terre :
- Nous avons vu des Ibis, sorte de grosse poule volante dont la tête est de couleur orange pâle;
- Il y avait aussi 2 espèces d’oies sauvage, l’une au corps blanc et aux ailes grises, légèrement striées de blanc à leur base, ici, on les appelle des « oies des hautes terres » (anatidae en latin), d’autre complètement blanche accompagnant souvent les précédentes. Peut-être le mal et la femelle ?
- Nous avons aussi vu un très joli martin-pêcheur au ventre orangé et au dos bleu-gris;
- Enfin, le majestueux Condore des Andes volant toujours très haut dans le ciel pour repérer les animaux morts dont il se nourrit.
Voilà pour les oiseaux que nous avons pu reconnaitre. Bien sur, nous en avons vu beaucoup d’autres mais nous ne sommes pas parvenus à les identifier. Ici, c’est le printemps, les oiseaux migrent vers la Terre de Feu pour venir s’y reproduire pendant les beaux jours. L’hiver prochain, la plupart repartiront au Nord vers des climats plus doux.
Enfin, nous avons également vu quelques mammifères marins, sans doute les rencontres les plus extraordinaires :
- Une otarie d’au moins 3 mètres de long nous à saluer le jour du départ. Nous en avons revus d’autres le jour ou nous avons fait du Kayak.
- Nous avons aussi vu un Lion de mer. C’est très gros et très impressionnant !
D’une manière générale, vous trouverez quelques photos des animaux cités dans notre journal du bord. Je vous conseille également de consulter les commentaires de notre ami Serge qui habite Ushuaia et connait beaucoup de chose sur la faune et la flore de la région.
A quel endroit êtes-vous actuellement ?
Le bateau est actuellement à Puerto Williams sur le Canal de Beagle. Nous devons y faire un échange de passagers : certains arrivent, d’autres repartent. Sur la rive opposée, à quelques centaines de mètres, c’est l’Argentine. Plus au nord, se trouve la ville d’Ushuaia et à 90 km au sud, c’est le Cap Horn, célèbre pour la violence de ces tempêtes.
Les alpinistes ont débuté la traversée de la cordillère de Darwin depuis 5 jours.
Est-que vous vous êtes douchés ?
Oui ! Ceux d’entre nous qui sont restés sur le bateau peuvent se doucher : il y a 2 salles de bain mais il est souvent plus simple (et plus chaud !) de faire chauffer de l’eau dans une grande casserole ! En montagne, c’est une autre histoire et il est impossible de prendre une douche car il n’y a pas d’eau et pour s’en procurer il faudrait faire fondre beaucoup de neige ! Mais il existe bien d’autres moyens de se laver et notamment avec des lingettes !
Est-ce qu’il fait beau ? Avez-vous vu des gens? Est ce qu’il a eu des disputes ?
Est-ce qu’il fait beau ?
Concernant la météo, le mot à retenir est « imprévisible » ! Ici quand le ciel est bleu, que le soleil brille et qu’il n’y a pas de vent nous avons tout au plus une demie heure de beau temps devant nous (parfois plus, heureusement) ! Les températures au niveau de la mer sont assez douces (entre 5 et 12°C) mais le vent peut faire très vite baisser la température ressentie en dessous de 0°C et nous redouble alors la sensation de froid. La neige et la pluie sont également au rendez-vous presque tous les jours. L’humidité est très importante et dépasse toujours 70%.
En montagne, c’est la même chose mais de manière très accentuée : la température réelle se situe entre -5 et 0°C, alors que la température ressentie peut descendre jusqu’à -30°C et cela à cause des vents pouvant souffler à plus de 150 km/h.
Avez-vous vu des gens?
Nous avons rencontré plusieurs personnes dans les villes où nous sommes passés. A l’exception de Marcel, Jose et Anémie qui vivent à Yendegaya, très peu de gens habitent dans la cordillère de Darwin. Au siècle dernier, les Indiens Yaganes et Selknam notamment, vivaient sur la côte de la cordillère mais ne s’aventuraient pas en montagne où les conditions étaient très dures. Ils ont aujourd’hui disparu.
Est ce qu’il a eu des disputes ?
Non, heureusement il n’y a eu aucune dispute ! En plus au Chili, ça porte malheur de se disputer sur un bateau ! Il arrive cependant que la tension monte quand nous devons faire face à des situations difficiles, mais la plupart du temps, l’ambiance est détendue et les bonnes blagues ne sont pas rares !
Quel temps fait-il au mois d’octobre parce qu’il fait toujours beau et chaud aux alpes, pleut-il souvent ou il fait toujours beau en Australie?
Je vous renvois à la réponse ci-dessus pour la météo… Concernant le climat de l’Australie, j’ai peu d’information… Attention à ne pas confondre Australie et austral… Austral, c’est tout ce qui se situe à l’extrême sud de la planète. La Terre de Feu est aussi une terre australe car elle est à l’extrême sud du continent américain. L’Australie, qui contient dans son nom le mot austral, est également dans l’hémisphère sud, mais quand même très éloignée du Chili.
Est-ce qu’il y a des gens qui habite Darwin ou est-ce que cela est un coin perdu et dangereux ?
Personne ne vit au centre de la cordillère Darwin. De rares aventuriers, comme Jose et Anémie, habitent sur la côte de la cordillère. Personne, d’ailleurs n’a encore réussi à la traverser complètement et une grande partie de cette région demeure explorée. C’est ce que les navigateurs comme Magellan appelaient une « Terra incognita », terre inconnue. La violence du climat en fait un lieu très dangereux où seuls des hommes et des femmes parfaitement entrainés et ayant une grande expérience de la montagne peuvent tenter de s’aventurer.
Qu’-est-ce qui a motivé votre voyage ?
Il y a maintenant près de 2 ans, lors d’un voyage en Asie, Yvan Estienne et François Neukirsh ont eu l’idée d’organiser une expédition dans un lieu inexploré.
A ce stade, il fallait définir une zone géographique à découvrir. Et c’est au cours d’une discussion avec Yann, le fils d’Yvan, que ce dernier évoqua l’Amérique du sud et plus particulièrement la cordillère Darwin, une des dernières « terra incognita ». Après quelques recherches, l’objectif été défini ! Mais il leur fallait maintenant faire de ce rêve une réalité. Pendant plusieurs mois, ils se documentèrent et prirent des contacts de manière à toujours mieux préciser les modalités qui allaient leur permettre de réaliser leur rêve. Coïncidence du calendrier, la date du bicentenaire de la naissance du Naturaliste Charles Darwin approchait. François présenta le projet à sa sœur Geneviève, universitaire, spécialiste en gestion de l’organisation en entreprise. Elle comprit alors que cette expédition portait des enjeux qui dépassaient le cadre initiale du projet. Effectivement, cette exploration pouvait lui offrir un terrain d’étude privilégié pour mener des recherches sur l’étude de la prise de décision en milieu extrême. Cette nouvelle enchanta nos amis et donnait au projet une nouvelle dimension. De rencontres en discussion, le groupe s’est rapidement enrichi d’une palette de compétences très variées : guides de haute montagne et scientifiques étaient maintenant accompagnés d’un cinéaste, d’un écrivain et d’un dessinateur. Chacun allait maintenant pouvoir vivre ce « Rêve de Darwin » dans l’esprit des expéditions du XIXe siècle.
Qu’avez-vous vu comme animaux ?
Voir réponse précédente.
Est-ce-que la neige peut s’effondrer ?
Dans la montagne comme celle de la Cordillère Darwin, les alpinistes montent soit sur la glace (du glacier), soit sur la neige. Les glaciers qui peuvent avoir des centaines de mètres de hauteur, bougent tout doucement en permanence, ils se forment de grands trous très profonds parfois peu visibles, des « crevasses ». Si la crevasse est recouverte par un petit pont de glace fragile, les alpinistes ne le voient pas et peuvent tomber dedans. Dans la montagne, quand la neige se tombe dans des pentes, il peut ensuite y avoir des gros pans de neige qui se détachent et entrainent le reste de la neige jusqu’en bas de la montagne, ce sont des « avalanches ». Les avalanches sont très dangereuses pour les alpinistes qui peuvent être ensevelis si l’avalanche se déclenche au dessus d’eux, voila pourquoi ils partent toujours avec un Appareil de Recherche de Victimes en Avalanches, un « ARVA », qu’ils s’accrochent autour du thorax et qui émet des petits sons pour que les autres ARVA puissent le repérer, même sous des mètres de neige. Ensuite pour sortir celui qui est prisonnier sous la neige, tous les alpinistes sont équipés d’une « sonde » une longue tige pour enfoncer dans la neige et vérifier si la personne est bien en dessous, et d’une « pelle » pour creuser la neige et sortir le malheureux alpiniste.
Est-ce-que l’expédition ce passe bien ?
Oui, tout se passe bien, même si de nombreux imprévus nous obligent à revoir en permanence nos plans. Vous pouvez consulter le journal de l’expédition pour en savoir plus.
Merci de vos questions et à bientôt !
Thomas épaulée par Ludivine pour « Est-ce-que la neige peut s’effondrer ? »
Comments
Comment from nina
Date : 21 octobre 2009 à 19 h 24 min
bon courage pour la suite de votre expedition.merci pour votre journal de bord.
Comment from Marinana
Date : 24 octobre 2009 à 21 h 10 min
ou etes vous actuellement le 24 octobre?
Combien de temps mettrer vous pour traverser la cordiere de Darwin?
Comment from titi
Date : 24 octobre 2009 à 21 h 13 min
Avez vous une baignoire??
Est ce que vous avez de habits de rechanche??Y a til des ours polaire??
Tristan 5 ans
Comment from Tania
Date : 29 octobre 2009 à 10 h 34 min
Bonjour,
je voudrais savoir quand avez vous prevu le retour en france et ou etes vous le 29 octobre 2009.Merci et bonne expédition!!
Comment from Rémi
Date : 19 octobre 2009 à 13 h 01 min
L’eau est a combien de degrée?