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Questions envoyées par la Souris Verte de Villiers le Bel

Vendredi 30 octobre

Réponses aux questions des élèves du Collège Martin Luther King à Villiers le bel :

Diariétou (6éme)

-       En raison de la température très froide comment faites-vous pour vous réchauffer et accéder au glacier ?
Le meilleur moyen de se réchauffer en montagne, c’est de ne pas se refroidir ! Pour cela, nous utilisons des vêtements techniques très isolent (laine, laine polaire, Gore-Tex, etc).
Dans la cordillère Darwin, la plupart des glaciers « tombent » dans l’eau. Certains ont des parois très raides et ne peuvent pas être escaladés. D’autres, aux  pentes plus douces nous permettent d’y accéder à l’aide de piolets, crampons et cordes.

-       Ou logez-vs lorsque vous êtes sur terre en dehors de votre hôtel ?
Nous dormons à bord de notre bateau, le Nueva Galicia. Ce navire nous sert de camp de base et suit les alpinistes à distance dans leurs déplacements. Quand ces derniers sont en montagne, ils  dorment dans des tentes.

-       Comment mangez-vous ? avez-vous un régime alimentaire strict ?
Nous mangeons très bien ! La plupart du temps nos repas sont très semblables à ceux que nous pouvons prendre en France (pâtes, riz, légumes, fruits, viande, etc…). Avant de faire un effort, nous mangeons plus de sucres lents (pâtes, riz) qui nous donnerons de l’énergie. Nous avons aussi la chance de compléter nos repas avec de délicieuses Centollas (voir les photos sur le site). Ce sont de gros crustacés de la famille des araignées de mer. On les mange, après les avoir cuit à l’eau bouillante pendant 20 mn, avec un peu de mayonnaise.

Hawa :

-       Avez-vous trouvé des trésors ?
Nous n’avons malheureusement pas trouvé d’or ou de diamants, si c’est le sens de ta question. Par contre les paysages et les gens que nous avons pu rencontrer ici nous ont enrichis plus qu’aucun trésor n’aurait pu le faire !

 

-       Le paysage est vraiment magnifique à part Charles Darwin et vous d’autres personne ont-ils essayé de faire cette expédition ?
Charles Darwin n’a jamais tenté la traversé de la Cordillère à laquelle ont a donné son nom par la suite. Il s’est contenté de la longer en bateau. Lorsqu’il a accosté, il ne s’est pas rendu en montagne car les conditions étaient trop difficiles et il n’avait sans doute pas le matériel nécessaire.
Plus récemment, Christian Clot, un explorateur,  a lui aussi tenté la traversée. Et tout comme nous, il a dû abandonner à cause des conditions climatiques très difficiles.

 

 

-       Est-ce que cela vous rapporte des sous ?
Non ! Cette expédition n’a pas de but commercial.  

Fiona :

-       Mangez-vous bien ? par rapport à ce que l’on mange d’habitude quand on voit ce qu’il y a dans vos assiettes c’est pas très appétissant (pour moi) ou vous n’avez pas le choix.
Nous avons une alimentation très variée et nous avons presque toujours très bien mangé. La base de nos repas était la même que la tienne (pâte, riz, viande, légumes, etc…). Mais peut-être n’avons-nous pas les mêmes goûts que toi  ?

-       Heurtez-vous beaucoup de glacier ?
Nous n’avons, heureusement, pas heurté de glacier jusqu’à présent ! Sinon, le bateau aurait coulé ! Par contre, il arrivé que nous heurtions de petit icebergs, tombés des glaciers, qui dérivaient sur le canal de Beagle. Mais heureusement ils étaient petits et les chocs sans gravité.

Anaïs :

-       Vivez-vous tous dans la même maison ? (femmes et hommes)
Nous ne vivons pas dans une maison (sauf à Yendegaia où nous avions accostés pendant quelques jours) mais dans un bateau. Et dans le bateau, nous y vivons tous ensemble, hommes et femmes. Mais les femmes disposaient d’une cabine pour elles, et l’une des deux toilettes du bateau leur a été réservée. Et je crois que tout le monde été très heureux de cette mixité qui offrait un peu de variété à notre quotidien.

-       Avez-vous rencontrer des tribus encore inconnu comme les pigmés en Amazonie ?
Non, nous n’avons pas rencontré de tribus inconnues. Il y a encore quelques dizaines d’année, des indiens (Alakalufs, notamment) habitaient encore les rives du canal de Beagle. Aujourd’hui, ils ont tous disparus à l’exception de la dernière représentante des Alakalufs que nous avons eu la chance de rencontrer.

Van phuoc (3ème) :

-       Où êtes vous le  plus souvent sur terre ou sur mer ?
Je pense que nous avons passé la moitié du temps sur le bateau et l’autre sur terre.

-       Pensez-vous réussir cette expédition ? si c’est le cas et la suite ? Dans le cas échéant quel est votre but ? Avez-vous des comptes à rendre ?
Nous n’avons malheureusement pas réussi à traverser la Cordillère comme nous l’avions envisagé. Mais nous savions que ce défi était particulièrement difficile et donc qu’un échec était possible. D’autres avant nous ont d’ailleurs du abandonner avant nous. Mais le véritable échec, n’est-ce pas de ne rien faire ?
Cependant, nous sommes tout de même parvenus à gravir quelques sommets vierges, ce qui, pour nous, est déjà un succès. Enfin, nous n’avons de compte à rendre à personne.

Collège St Didier de Villiers

Christy :

-       Faites-vous beaucoup d’activités en dehors du travail de recherche ?
Il n’y a que deux personnes parmi nous qui fassent des recherches. Les autres sont des alpinistes. Il y a aussi un caméraman qui filme l’expédition et, pour ma part, je me charge de mettre à jour le site internet. Enfin, en dehors des activités de montagnes, nous avons eu l’occasion de faire du cheval, du kayak et de belles promenades.

 

-       Vous nous en mettez pleins les yeux avec les paysages mais avec un tel froid arrivez-vous à dormir et récupérer un peu ?
Oui ! Nous dormons très bien et nous récupérons facilement même si parfois les efforts réalisés par les alpinistes dans le froid et la neige les obligent à se reposer et à bien manger pour reprendre des forces. 

Mélissa :

-       Votre sentiment en découvrant la cordillère (montagne).
C’est une question à laquelle il est difficile de répondre en quelques lignes. Mais c’est aussi une très belle question. En ce qui me concerne, j’ai ressenti une très grande et très puissante émotion en découvrant cette région du monde. J’ai notamment été très marqué par l’austérité des paysages, la violence des vents et la rapidité avec laquelle le temps peut changer. Ici, on dirait que l’homme n’est pas le bienvenu et que nous devons nous battre pour traverser cette nature hostile. Mais, si parfois la bataille est rude, les récompenses sont immenses : beauté des paysages et richesses humaines des rares habitants que nous avons pu y rencontrer.  Certains pourraient être effrayés par ces situations mais en ce qui me concerne, c’est une des plus belles expériences de ma vie ! Pourquoi ? Je n’en sais rien et je n’ai pas forcément envi de trouver une explication rationnelle à une émotion qui ne l’est certainement pas ! 

 

-       Vivez-vous des conditions difficile par rapport à votre famille ? C’est tout de même risquez et très dangereux n’avez-vous pas peur de ne pas revenir ?
C’est toujours un peu douloureux de s’éloigner des gens qu’on aime, et notamment de sa famille. Mais nous les retrouverons avec d’autant plus de plaisir qu’ils nous on manqué et que pendant cette absence, nous avons vécu des aventures très fortes que nous pourrons leur faire partager à notre retour. Un beau souvenir, se construit presque toujours autour d’un risque réalisé. Pour autant, nous ne sommes pas inconscient et très préparer pour affronter ces situations extrêmes. Si je pensais ne pas revenir, je ne serai pas parti !

-       Par rapport à la préparation car cela fait plus de 2 ans avez-vous atteint vos objectifs ?

Nous n’avons pas atteint nos objectifs car nous n’avons pas pu traverser la Cordillère. Néanmoins une telle préparation était nécessaire et l’échec de la traversé n’est pas du à une mauvaise préparation mais à des conditions météo très difficiles.

-       Y a-t-il des couples ?
Non !

Collège Saint Exupéry de Villiers le bel

Raïyane :

-       Pouvez-vous nous faire une vrai dédicace aux collégiens de villiers ?
Je ne comprends pas ce que tu entends par « dédicace » ?

-       Je pense à vous en écoutant de la bonne musique et vous ? Etes-vous couper du monde ?
Nous sommes effectivement coupés du monde (pas de télé, ni journaux). Par contre nous avons aussi de la bonne musique sur nos lecteurs mp3 !

-       Aimeriez-vous vivre la-bas ? ou seriez-vous prêt à rester ?
Je ne peux pas répondre pour les autres, mais en ce qui me concerne, ma vie est en France et je ne suis pas (encore) prêt à vivre en Terre de Feu. Mais peut-être qu’un jour je changerai et partirai m’installer pour vivre au bout du monde, qui sait ?

Thomas pour l’équipe Un rêve de Darwin

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