Main menu:

Marie Perez

>> Retour

Nous sommes en direction de Punta Arena (arrivera à temps pour prendre l’avion, arrivera pas, ici on ne sait jamais…). Mon mot de la fin sera rapide car nous nous dirigeons vers Cockburn, endroit particulièrement agité où les vents dépassent les 100km/h. Tout le monde s’affaire à sa tache car dans quelques instants le bateau tanguera si fort qu’il nous sera impossible de faire autre chose que d’attendre rivés à notre fauteuil.

Je fais le bilan de cette expérience ; je suis satisfaite, les données sont intéressantes et riches. Je me dis que jamais nous n’aurions eu des informations aussi fines si nous n’avions pas été ici, avec eux. Comment aurais je pu travailler sur le management de cette équipe si je n’avais pas éprouvé l’environnement, senti le froid, l’humidité; si je n’avais pas entendu les chutes de séracs tant de fois que ces bruits me devenaient familiers, vu passer l’automne, l’hiver et le printemps en une seule journée, vu des montagnes si majestueuses et imposantes qu’elles nous obligent à baisser les yeux. L’incertitude, l’improvisation je l’ai vécu aussi. Qui m’aurait dit que je me retrouverai avec les alpinistes au camp de base à Pia à occuper une place à part entière dans l’équipe?

Si c’est la fin pour les alpinistes, ce n’est que le début pour les chercheuses. Je suis excitée à l’idée de travailler avec Geneviève, Yvonne et Linda sur la rédaction de papiers portant sur cette expédition qui fut une formidable expérience, tant collective que personnelle. Nous nous reverrons et partagerons pour toujours des souvenirs incroyables.

Enfin, une petite pensée à celle qui est une super binôme : Linda.

Marie Perez

>> Retour

Rédiger votre commentaire :

Vous devez vous authentifier pour poster un commentaire!